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Enquête sur les signes qui, dès l’enfance, peuvent contribuer à prédire les risques de développer la schizophrénie à l’âge adulte.

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Résumé

par le Docteur Emile MEURICE, psychiatre, directeur honoraire de l’Hôpital Psychiatrique Provincial de Lierneux, a été assistant à titre étranger de l’Université de Paris et Research Associate au National Institute of Mental Health (Washington, USA) et ancien Président de la Société Belge de Médecine Mentale.

Quand débute chez un sujet « l’incubation » de la schizophrénie ? Au début des prodromes ? ou au début de l’enfance ? Sur base de déficits anatomiques et cognitifs ? Ou avec une forte composante affective, comme le suggèrent des observations cliniques éparses mais impressionnantes ?
Pour tester cette dernière hypothèse, on a d’abord établi l’inventaire de ces « signes », très variables d’un sujet à l’autre, en explorant différentes sources possibles. Cela a permis de constituer un questionnaire à choix multiple. Celui-ci a été proposé à des parents de malades (SZ) et à des témoins (T), en leur demandant de cocher ce qu’ils avaient observé chez leur enfant à différentes périodes entre 0 et 12 ans.
Dans une première étape, exploratoire, le questionnaire comportait 160 questions. Des réponses valables ont été obtenues pour 29 SZ et 27 T. Il en résulte que six signes, dont trois de nature affective, distinguent les deux populations. Mais surtout, en additionnant, chez un même sujet, les réponses décrivant les réactions affectives les plus intenses pour différentes questions, on peut établir des scores nettement discriminatifs pour cet échantillon. Un résultat inattendu a été l’existence de signes nettement prédictifs de normalité à l’âge adulte.
Une phase de confirmation a été réalisée sur 80 paires de sujets et en limitant le nombre de questions à 78. Ses premiers résultats confirment dans l’ensemble ceux de l’étude exploratoire.
Ces résultats seront présentés. Ils seront discutés, notamment en ce qu’ils peuvent apporter à la compréhension psychopathologique, aux perspectives d’amélioration de traitement des malades avérés et à d’éventuels espoirs de prévention. Des questions éthiques qui se posent seront soulignées.
Séminaire du 04 février 2014.